Le point sur la dîme
par Michael, Joseph
Bitanga et Juhd Francilette
Préambule par Marco
Témoignages
:
Marie & Erectous
Préambule : l'argent ne tombe pas du
ciel
Alors que la très délicate question de la gestion
de
l'argent par les religions revient régulièrement
sur le
devant de la scène, il n'est pas autrement
étonnant qu'elle figure en lettres dorées sur les
pamphlets anti-religieux, et particulièrement anti-mormons.
En
effet, quoi de plus choquant que d'apprendre que l'Eglise de
Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours demande
à ses
membres de consacrer 10% de leur revenu à l'Eglise...
Et pourtant, c'est bien connu : l'argent ne tombe pas du ciel. Celles
et ceux qui critiquent les religions et Eglises qui lancent des
levées de fonds pour renflouer leurs caisses
peinent
à proposer des solutions alternatives crédible.
Ils
critiquent les Eglises qui se donnent les moyens matériels
d'exister et ils critiquent encore
davantage quand l'Etat intervient pour maintenir à flot les
institutions religieuses qui ne se les donnent pas.
Donc à la délicate question de la gestion de
l'argent s'ajoute la question de la
laïcité :
l'Etat
est-il sensé aider financièrement un mouvement
religieux,
combien même celui-ci serait reconnu d'utilité
publique ?
A ces questions et constats, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours ne connaît qu'une seule réponse :
la
dîme de 10% des biens du "peuple de l'Eglise", qui
résout
à la fois le problème de la
laïcité -
puisqu'elle est totalement autonome de l'aide de l'Etat - et se met en
même temps à l'abri du besoin, tout en offrant des
prestations et des aides que nulle autre Eglise ne peut aujourd'hui
offrir en termes de soutien matériel.
Mais spirituel aussi ! Car comme le Seigneur l'a souvent
répété, ses commandements ont des
portées
spirituelles combien même leur application
serait temporelle.
Si on a quelque fois reproché à l'Eglise de faire
preuve
d'opacité dans sa gestion financière, nous
désirons aujourd'hui clarifier certains
points qui sont obscurs, histoire de couper court au
fantasme populaire du "gourou tout-puissant", remplissant ses
poches des billets de banques de ses adeptes. Et si l'article de
Michael nous offre un éclaircissement
scripturaire très important, celui de Joseph Bitanga nous
donne
des informations précises sur le fonctionnement et
l'allocation de cet argent au sein de l'Eglise.
La mention de ces deux contributeurs est pour moi l'occasion de les
remercier pour leurs recherches et leur excellent travail, ainsi que
pour la précieuse contribution de Juhd Francilette - qui
propose
quelques
réflexions en guise de conclusion. Sans oublier les
témoignages au sujet de la dîme
proposés par deux
membres de l'Eglise, Erectous (pseudonyme utilisé sur le
forum
de SDJ-Mormons) et Marie. Ces tranches de vie démontrent
avec
une belle clareté que si la dîme n'est pas
toujours le
remède miracle aux besoins temporels immédiats,
elle nous
pousse à vivre une vie plus saine, plus spirituelle, et plus
proche des valeurs de l'Evangile. SDJ-Mormons est fier de
présenter
ce
texte qui représente le fruit d'un effort commun, pour que
cessent les malentendus et les idées
préconçues
sur l'utilisation de l'argent au sein de l'Eglise de
Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
La
Dîme
dans les Ecritures anciennes et modernes
Les
références scripturaires dans l'Ancien
Testament
La
dîme était un principe pratiqué dans
l’ancien Israël. Pour mieux comprendre quel en
était le fonctionnement, nous devons nous pencher sur
l’Ancien Testament.
Les
premières références à ce
principe se situent dans la Genèse, premier livre de la
Bible. La première de ces mentions est en Genèse
14 :20. Abraham revient de son combat contre les rois ayant
assiégé Sodome et capturé Lot.
Mélchisédec, roi de Salem, vient alors vers lui
pour lui apporter du pain et du vin :
Mélchisédec,
roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu
Très-Haut.
Il
bénit Abram,
et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut,
maître du ciel
et de la terre !
Béni
soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis
entre tes mains ! Et Abram
lui donna la dîme de tout.1
Nous
constatons donc que la dîme,
qui consiste à donner 10% de ses richesses à
Dieu, est un principe biblique très ancien,
puisqu’il est même antérieur
à la nation d’Israël proprement
dite… Une
seconde
référence se
trouve dans le même livre de la Genève, attestant
une fois de plus de
l’ancienneté de cette pratique. Dans le
vingt-huitième chapitre se trouve relaté le
séjour de Jacob à Béthel, alors
appelé Louz. C’est à ce moment
qu’il a la vision, durant la nuit, d’une
échelle communiquant avec les cieux. Il dit alors au
matin :
Jacob
fit un voeu,
en disant: Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce
voyage que je fais, s’il me donne
du pain à manger et des habits pour
me vêtir,
et
si je retourne en paix à la maison de mon père,
alors l’Eternel sera mon
Dieu;
cette pierre, que
j’ai
dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la
dîme de tout ce que tu me donneras.2
Les
références suivantes
apparaissent à partir du livre du Lévitique. Le
rôle et le fonctionnement de la dîme tel que le
pratiquait le peuple Hébreux y sont traités.
Le but de la dîme y
est
expliqué :
Toute
dîme
de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient
à l’Eternel; c’est une chose
consacrée à l’Eternel.3
La dîme concernait
toutes les
possessions de l’individu, en particulier son
bétail, qui constituait sa source de revenus :
Toute
dîme de gros et de menu bétail, de tout
ce
qui passe sous la houlette,
sera une dîme consacrée à
l’Eternel.4
Et :
Tu
lèveras la dîme de tout ce que produira ta
semence, de ce que rapportera ton
champ chaque année.5
La dîme
était donc
consacrée au Seigneur. Elle servait entre autre à
entretenir les Lévites, une des tribus
d’Israël qui était consacrée
au service de l’Eternel et qui n’avait par
conséquent pas hérité de terres en
Israël comme les autres tribus (si ce n’est quelques
villes) :
Je
donne comme
possession aux fils de Lévi toute dîme en
Israël, pour le service
qu’ils font, le service de la tente
d’assignation.6
Et
encore :
C’est
votre salaire pour le
service que vous faites dans la tente
d’assignation.7
Notons
au passage que la dîme doit
être prélevé "sur
tout ce qu’il y aura de meilleur"8. Il s’agit en
effet de consacrer une
partie de ses possessions au Seigneur. Lui consacrer le rebut serait
pour le moins mesquin…
La dîme est un
principe qui peut
paraître dur, mais elle est accompagnée
d’une bénédiction à
l’intention de ceux qui s’efforcent de la
pratiquer, comme le mentionne le livre de Malachie :
Un
homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me
trompez, Et vous dites: En quoi t’avons-nous
trompé ? Dans les dîmes et les offrandes.
Vous
êtes frappés par la malédiction, Et
vous me trompez, La nation tout entière
!
Apportez
à la maison du trésor toutes les dîmes,
Afin qu’il y ait de la nourriture
dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à
l’épreuve, Dit
l’Eternel des armées. Et
vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les
écluses des cieux, Si je ne
répands pas sur vous la bénédiction en abondance.9
Les
références scripturaires du Nouveau Testament
Lors
de sa mission terrestre,
le Christ a
insisté sur le fait qu’il ne suffit pas de
pratiquer extérieurement
les commandements : il faut que cela s’accompagne
d’un réel changement de cœur.
C’est ce qu’il reproche aux pharisiens :
Malheur
à
vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce
que vous payez la
dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que
vous laissez ce qui
est plus important dans la loi, la justice, la
miséricorde et la fidélité
:
c’est là ce qu’il fallait pratiquer,
sans négliger les autres choses.10
Il leur reproche de ne pas
faire preuve de justice,
de miséricorde
et de fidélité,
en somme de ne vivre la religion que dans l’apparence. Il est
clair qu’une pratique uniquement extérieure ne
sert à rien. Cependant, si c’est effectivement la
justice, la miséricorde et la fidélité
"qu’il fallait
pratiquer", il ne s’agit pas de
s’en servir comme excuse pour ne pas pratiquer les autres
commandements (comme la dîme) : "sans
négliger les autres choses".
L’Eglise primitive, celle qui a
été organisée par le Christ et les
premiers apôtres, pratiquait une loi plus forte que celle de
la dîme. Ils mettaient tous leurs bien en commun. Ce principe
est ce qu’on appelle de nos jours l’Ordre Uni. Le
livre des Actes en parle :
Tous
ceux qui croyaient étaient
dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.
Ils
vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils
en partageaient le produit
entre tous, selon les besoins de chacun.11
Ce principe correspond
à
l’exigence d’unité entre les membres de
son Eglise qu’a formulée le Sauveur. En tant que
peuple du Seigneur, nous devons vivre dans une certaine
communion :
Je
vous exhorte,
frères, par le nom de notre Seigneur
Jésus-Christ, à tenir
tous un même langage, et à
ne point avoir de divisions parmi vous,
mais à être parfaitement
unis dans un même esprit et dans un même sentiment. 12
Cette exhortation a
été
formulée de manière très forte par le
Seigneur dans le livre des Doctrines et Alliances, recueil de
révélations que les Saints des Derniers Jours
considèrent comme inspirés :
Si
vous
n'êtes pas un, vous n'êtes pas de
moi.13
En fait, une telle communion
avait
déjà été
pratiqué auparavant, de manière ponctuelle. Nous
apprenons ainsi que le peuple du patriarche Hénoch
pratiquait ce principe :
Et
le Seigneur
appela son peuple SION, parce qu'il était d'un
seul cœur et d'un seul esprit, et qu'il demeurait
dans la justice; et il n'y avait pas de pauvres en son sein.14
Révélations
modernes
A
l’époque moderne, avec le
Rétablissement de
l’Eglise du Christ, le principe de la dîme est
encore
d’actualité. En fait, dans les premiers temps de
l’Eglise rétablie, le Seigneur avait
révélé l’Ordre Uni et
souhaitait que les
Saints vivent selon ce principe. Ceux qui y participaient donnaient
à l’évêque leurs biens.
Celui-ci
redistribuait les biens à chacun, n’attribuant pas
plus de
terres à quelqu’un qu’il ne pouvait en
exploiter.
Les personnes exploitaient ces terres et ces biens, et reversaient
l’excédent à ce qui était
appelé le
« magasin ».
L’évêque devait
gérer ce magasin afin de subvenir aux besoins des pauvres,
de
construire des routes, des églises, d’assurer
l’enseignement, etc. Cependant un certain nombre de membres
de
l’Eglise ne suivirent pas pleinement ce principe :
les
Saints n’étaient pas encore prêts pour
un tel
système. Il fallut donc revenir au principe, plus faible, de
la
dîme.
La section 119 des Doctrines
et Alliances explique
le principe de la dîme tel qu’il est
pratiqué actuellement. Cette
révélation reçue le 8 juillet 1838
déclare :
Et
après
cela, ceux qui auront été ainsi
dîmés payeront annuellement un
dixième de tous leurs revenus; et ce sera pour eux
une loi permanente à jamais, pour ma sainte
prêtrise, dit le Seigneur.15
Conformément
à
l’étymologie latine du mot, decima,
c’est-à-dire un dixième, la
dîme consiste à donner un dixième de
son revenu. Ce
dixième est
donné
à l’épiscopat. Il sert à
bâtir de nouvelles chapelles mais aussi des temples :
En
vérité, je vous dis que ma volonté est
qu'une maison conforme au modèle que je vous ai
donné me soit bâtie au pays de Sion. Oui,
qu'elle soit
bâtie
rapidement par la dîme de mon peuple.16
Cette
révélation commande
aux Saints de bâtir un temple – une maison de Dieu
– grâce à la dîme. Cet argent
sert également à l’entraide pour les
membres de l’Eglise qui sont dans le besoin, et pour des
actions humanitaires. Il sert aussi à aider
l’œuvre missionnaire et à organiser des
activités etc. L’affectation
des
fonds est
décidée par l’Eglise17
:
En
vérité, ainsi dit le Seigneur, le temps est
maintenant venu où leur affectation sera
décidée par un conseil composé de la
Première Présidence de mon Église, de
l'évêque et de son conseil, et de mon grand
conseil, et par ma propre voix que je leur ferai entendre,
dit le Seigneur. J'ai dit. Amen.18
La dîme
constitue un
moyen de contribuer
à édifier le Royaume de Dieu. En pratiquant ce
principe, nous démontrons également que nos biens
matériels sont pour nous moins important que les biens
spirituels et que nous souhaitons faire avancer
l’œuvre de Dieu. Ce principe n’est pas
nouveau mais était au contraire pratiqué
couramment dans l’Israël ancien, et son origine est
encore antérieure si l’on se rappelle les
références qui y sont faites dans la
Genèse.
Processus
Pour payer ses offrandes, le membre
remplit une petite fiche. Il y indique son nom, sa paroisse. Il
précise la
date, la somme versée et le mode de payement
(chèque, espèces, virement). Cette
fiche étant autocopiante, la fiche lui sert de
reçu qu’il garde. Les deux copies
sont introduites dans une enveloppe avec le règlement de la
somme indiquée.
L’enveloppe sur laquelle le membre a marqué son
nom, est remise en
main propre exclusivement à
l’évêque ou à l’un
de
ses deux conseillers. Cette remise a lieu de manière
discrète : il n’y a
pas de quête publique. Plus tard,
l’évêque aidé par son
greffier, enregistre les offrandes. Chaque enveloppe est ouverte et le
contenu
est vérifié. En cas d’erreur
l’enveloppe est refermée et
immédiatement
retournée au donateur. Il y a erreur quand le montant ne
correspond pas à ce
qui est marqué sur la fiche, ou quand un chèque
est mal rempli19.
Après
enregistrement, les sommes sont déposées
à la banque, dans un compte régional.
Il n’ est pas autorisé de garder de
l’argent liquide ; il n’y a jamais de
coffre-fort dans un bâtiment de l’Eglise.
La
dîme est une affaire strictement personnelle :
c’est au membre et à lui seul que revient la
responsabilité de fixer la somme. Une
fois par an le membre rencontre son évêque.
Ensemble ils
vérifient si les
sommes enregistrées par
l’évêque
correspondent aux reçus gardés par le membre.
Le membre déclare ensuite à
l’évêque
s’il a payé une dîme complète
ou une
dîme
partielle. Il n’est pas demandé de justifier les
dons
versés ; par
conséquent un évêque n’a pas
le droit de
demander un justificatif de revenus.
L’utilisation
des offrandes
Les offrandes versées par les
membres sont réparties en plusieurs
catégories : dîme, dons de
jeûne,
œuvre missionnaire, fonds perpétuel
d’entraide. Les fonds sont versés dans un
compte régional qui regroupe plusieurs pieux. La gestion des
fonds est
mutualisée, le compte de chaque paroisse
n’étant qu’une rubrique du compte
régional. Ce système a pour but de favoriser
l’entraide entre les paroisses. Les
fonds sont répartis entre les programmes mondiaux et les
besoins locaux. Les dépenses mondiales
sont
déterminées par les autorités
générales. Elles portent sur la construction des
bâtiments (temples, salles de culte et bâtiments
divers), l’impression des
livres et de la documentation. Il faut rappeler que les manuels sont
gratuits
et les rares livres vendus le sont à un prix
dérisoire. Par exemple Le
Liahona, magazine officiel de l’Eglise (50 pages
couleurs) coûte 15€ par an
pour 12 numéros.
Les dépenses locales sont
gérées par
les services régionaux et par
l’évêque. Sont pris en charges par les
services
administratifs les dépenses d’ordre
général : l’eau, le
téléphone,
l’électricité, le mobilier et les
fournitures, l’entretien des bâtiments. La
paroisse transmet la facture au service concerné qui se
charge de la régler
directement. L’évêque gère
les dépenses liées aux activités que
la paroisse
organise. Il reçoit une allocation budgétaire
proportionnelle au nombre de
membres qui assistent au culte le dimanche ; elle est
versée chaque
trimestre. En cas de dépassement de budget
l’allocation suivante est diminuée. Ainsi
le compte régional n’est jamais
déficitaire vis-à-vis de la banque, et les
dépenses correspondent aux besoins réels.
La
politique de l’Eglise est de
réduire autant que possible les dépenses de
fonctionnement. Pour cela elle
préfère soutenir des organisations
déjà en place (Croix Rouge, Secours
Catholique, etc.) plutôt que de créer une
structure qui absorbera
une partie des fonds. Dans le
cas où une structure est indispensable, l’Eglise
s’appuie sur le bénévolat des
membres. Une autre règle que l’Eglise applique
dans sa gestion est de ne
dépenser que selon les besoins réels.
Bien que ce système très
centralisé
semble lourd, l’évêque dispose
d’une marge de manœuvre non
négligeable :
c’est la paroisse qui gère son allocation en toute
liberté, la seule contrainte
étant de ne pas avoir de solde négatif.
D’autre part les règles de gestion
permettent des adaptations qui dépendent de la situation de
la cellule :
pieux ou districts, paroisses ou branches… Enfin tout
responsable qui gère les
finances de l’Eglise doit considérer ces fonds
comme étant sacrés et consacrés,
car ils ne nous appartiennent pas mais à Dieu uniquement.
La
dîme est une manière de dire merci
à Dieu, une façon d'exprimer notre reconnaissance
pour tout ce qu'il fait pour nous permettre de
réaliser son oeuvre. C'est
aussi un moment pour le fidèle de
participer
à l'édification de l'Eglise sur terre. Par la
dîme, les membres de l'Eglise son fiers de participer a
l’œuvre missionnaire, à
l'établissement de
nouvelles chapelles et temple, à l'expansion de l'Eglise
pour
ainsi porter la bonne nouvelle à tous les peuples. Dieu
a révélé la loi de
la dîme
à Joseph Smith pour son Eglise rétablie dans
D&A 119. Le Seigneur avait précédemment
donné à l'Eglise la loi de
consécration et d'intendance des biens, que les membres
(principalement les dirigeants) contractèrent par une
alliance qui devait être éternelle. Beaucoup
n'ayant pas respecté cette alliance, le Seigneur la retira
pendant un certain temps et donna à sa place la loi de la
dîme
à l'église entière. Le
prophète demanda au Seigneur quelle proportion de leurs
biens il exigeait pour les buts sacrés.
Certaines communautés affirment
que le Nouveau Testament militait
contre la dîme des 10% et fait partie de la Loi de
Moïse
accomplie en Jésus. Mais
il serait en contradiction
flagrante avec
l’Ancien Testament. Voyez
particulièrement Malachie 3:8-10. La loi de la
dîme ne faisait pas partie de la loi de Moise
accomplie en Jésus. Elle lui était
antérieure, comme le montrent Genèse
14:20 et 28:22.
Il semble que le Seigneur ait eu en vue deux
objectifs majeurs en
donnant à son Église la loi de la dîme
en ces derniers jours : Premièrement,
c'est la
manière la plus
équitable de financer son Église, car le fardeau
est réparti selon les possibilités
pécuniaires de chacun, et l'obole de la veuve est
égale à la pièce d'or du riche. Deuxièmement,
c'est une
façon
d'éprouver la foi de son peuple, car l'obéissance
à la loi de la dîme s'accompagne d'une
bénédiction. C'est donc, de la part du Seigneur,
une loi de bénédiction pour son peuple.20
La loi de la dîme est parfois la raison
à laquelle
un membre éprouve des difficultés. Bien
qu’il ne s’agisse pas d’une collecte
publique,
payer la dîme implique quelque fois, pour les membres ayant
de faibles ou moyens revenus, de se priver de certains
désirs et
d'être méticuleux dans la gestion de leur budget.
Témoignages
Erectous21
Payer
la dîme n'induit pas automatiquement la
prospérité matérielle. Elle est
le signe d'attachement que nous portons au Seigneur. Elle manifeste
notre foi. Le développement spirituel est plus important que
l'ascension sociale. Je suis personnellement issu de la classe sociale
la moins favorisée et, après deux licenciements,
j'ai changé de métier
pour avoir un petit boulot par intérim. Il serait possible
de dire
qu'actuellement je suis assez bloqué au sens de la
prospérité
matérielle. Je considère que Dieu n'a pas dit son
dernier mot en ce qui
me concerne. Par contre sur le plan spirituel et émotionnel
je me
trouve comblé.
J'aurais
souhaité
pour que mon témoignage soit
tout à fait sincère, que ma vie soit moins
précaire. Je suis obligé de
me forcer à la reconnaissance par comparaison à
la misère qui nous
environne alors que j'aurais préféré
qu'après plus de trente ans de
fidélité au commandement de la dîme ma
vie fût plus tranquille sur le
plan matériel. L'angoisse de la
précarité me dérange, mais il me
semble
qu'à notre époque il s'agit du lot de la plupart
des gens.
Marie22
Je
n'écris
que très rarement, ayant du mal a taper, mais la je me permet
d'intervenir faisant partit des personnes qui ont payé la
dîme, qui en
ont été très
révolté; et malgrès que je ne vais
plus à l'église a
postériori j'ai aujourd'hui compris la "sagesse" de la loi de la dîme
Je
me suis trouvée
dans le cas que cite certains où payer la
dîme
me semblait impossible financièrement, et donc où
c'était un créve
coeur chaque mois de devoir sortir cet argent. J'ai
été obligée de faire
des dettes pour pouvoir payer, et de vendre les
ordinateurs, les jouets des enfants, etc... Les
évéques ne sont pas
toujours inspirés malheureusement !!!
A
l'époque, je ne
ressentais que révolte et
rebellion, car j'avais
"joué le jeu" de la dîme, mais les "écluses des cieux" ne
s'étaient pas
ouvertes pour moi.
Et
maintenant, 15 ans
après, ma vie ayant
complétement changé, je
comprends mieux comment on peut donner 10%, ou même plus, et
être une
famille prospère malgré un revenu minuscule.
J'avais
tout simplement
confondu "désirs" et "besoins". La
maladie
ne me permettant plus de satisfaire a tous mes désirs
immédiats, je me
concentre dont sur les besoins essentiels de l'existence.
Au
lieu de couvrir mes
enfants de cadeaux chers et inutiles, je
redouble d'affections pour eux ; nous parlons longuement ensembles,
faisons des jeux de société au lieu
d'être collés devant la
télé ; nous
prenons véritablement en compte leurs besoins...
Au
lieu d'aller nous
enfermer dans une salle de cinéma
pour voir
des films plus ou moins corrects, nous invitons nos voisins devant un
gateau fait maison par mes filles et passons un moment
d'échange bien
plus enrichissant...
Au
lieu de courir les soldes
et d'acheter des tonnes de
vétements, nous nous contentons de vêtements classiques qui ne se
démodent pas et
que nous nous remettons au goût du jour par quelques broderies ou
autres....
Nous
avons retrouvé
le bon sens de mon grand père
qui disait : "Avant
de dépenser, réfléchis bien et vois si
tu ne peux pas t'en passer."
Et
j'ai compris !!!
Bien
sur si l'on veut vivre
comme le "monde" automatiquement on ne
peut pas vivre la loi de la dîme, car un salaire n'est pas extensible ;
si l'on veut comme le monde partir en vacances, aller au
ciné, avoir des
habits de marques, sortir, faire la fête, alors là... pas
possible.
Mais
la Bible nous demande de
ne pas faire partie du "monde", alors
si l'on veut bien remplacer désirs fugaces par amour et
présence dans la
famille, tout change...
Même
au niveau de la
nourriture nous dépensons
moitié moins, car
nous ne faisons plus des achats par impulsion avec un caddy sans
cervelle, mais nous impliquons toute la famille. La soirrée
avant les
courses, nous demandons aux filles ce qu'elles aimeraient manger et nous
faisons le menu. Au besoin nous leur expliquons qu'il n'est pas
très
raisonnable de vouloir manger des fraises au mois de
décembre, vu le
prix mais que par contre les cléméntines sont
excellentes en ce
moment. Nous faisons donc une liste de courses,
réfléchie et collant au
plus près de nos besoins. Mes filles sont d'autant plus
responsabilisées
qu'elle y vont seules avec mon mari, ne pouvant pas moi-même me
déplacer...
La
maladie m'a appris ce qui
était important et ce qui
était
supperflux. J'en rends grâce au Seigneur chaque jour et ne voudrait
échanger ma place pour rien au monde, et surtout ne pas
retourner en
arrière où mon esprit n'était que
révolte et où je ne comprennais pas
la responsabilité que nous avions en tant qu'Etre
humains et parents à
ne pas vivre au dessus de nos moyens.
Maintenant,
avec le
même budget qu'avant, nous avons bien plus
que
10% de restes... Nous donnons à plusieurs associations carritatives ;
nous aidons nos voisins dans le besoin, et notre épargne
augmente.
Je
ne peux plus aller à
l'église mais je sais maintenant que
si je
le pouvais, cette loi de la dime ne me poserait plus de
problème, mais
serais au contraire une bénédiction.
Voilà,
j'ai juste voulu donner
mon témoignage,
m'étant trouvée un
peu du coté des deux opinions données
précédemment23 et en en ayant tirée
une leçon.
Je
vous souhaites a tous une
bonne année, sachant que nous
devons
nous rappeler que nous devons faire la volonté du Seigneur
et non la
nôtre.
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Notes
&
références
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Genèse 14:18-20, La
Bible, caractères gras
ajoutés. |
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Genèse 28:20-22, La Bible,
caractères gras
ajoutés. |
|
|
|
Lévitique
27:30, La Bible,
caractères gras ajoutés. |
|
|
|
Lévitique
27:32, La Bible, caractères gras ajoutés. |
|
|
|
Deutéronome
14:22, La Bible. |
|
|
|
Nombres
18:21, La Bible. |
|
|
|
Nombres
18:31, La Bible. |
|
|
|
Nombres 18:29, La Bible, caractères
gras
ajoutés. |
|
|
|
Malachie 3:8-10, La Bible,
caractères gras ajoutés. |
|
|
|
Matthieu
23:23, La Bible, caractères gras ajoutés. |
|
|
|
Actes
2:44-45, La Bible, caractères gras ajoutés. |
|
|
|
1
Corinthiens 1:10, La Bible, caractères gras
ajoutés. |
|
|
|
Section 38:27, Doctrine & Alliances. |
|
|
|
Moïse 7:18, La Perle de Grand Prix,
caractères gras
ajoutés. |
|
|
|
Section 119 :4, Doctrine &
Alliances, caractères gras
ajoutés. |
|
|
|
Section 97 :10-11, Doctrine &
Alliances, caractères gras
ajoutés |
|
|
|
Pour davantage de détails en ce qui
concerne la répartition des fonds, lire l'article suivant de
Joseph Bitanga. |
|
|
|
Section 120, Doctrine &
Alliances, caractères gras ajoutés.
|
| 19 |
|
D'autres moyens de versements existent en fonction
des pays où est implanté l'Eglise. En Suisse, par
exemple, les versements de dîme peuvent se faire par virement
ou versement postal, ou encore par virement bancaire. |
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Voir : LG. Richard,
Une
oeuvre merveilleuse et un prodige, chapitre 26. |
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Pseudonyme de forum. |
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Pseudonyme de forum. |
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Ce
témoignage a été rendu par Marie à la suite
d'une polémique et de débats sur la question de la
dîme, dans le forum de SDJ-Mormons. |
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Première
publication : 23 juillet 2008
Dernière mise-à-jour : 23 juillet 2008
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Autres
liens à
consulter sur ce sujet
La loi de la dîme - sur Mormon.org.
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